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Pourquoi le numérique paraît si compliqué aux dirigeants de PME (et pourquoi ce n’est pas votre faute)

Uniwan symbole

Quand l’informatique prend plus de place qu’elle ne devrait

Il y a quelques années, l’informatique était un support.
Aujourd’hui, pour beaucoup de dirigeants de PME, elle est devenue un sujet à part entière.

Pas à cause de gros incidents spectaculaires.
Mais à cause d’une accumulation de petits tracas numériques qui, pris séparément, paraissent anodins.

Par exemple :

  • un collaborateur qui te dit régulièrement « ça rame », sans que tu saches vraiment pourquoi
  • un mot de passe oublié qui bloque l’accès à un outil pendant plusieurs minutes
  • une imprimante qui fonctionne… sauf quand on en a vraiment besoin
  • un fichier introuvable alors qu’il « était là hier »
  • une mise à jour qui s’installe au mauvais moment
  • un nouvel outil mis en place « pour aider », mais qui génère plus de questions que de gain de temps

Rien de dramatique.
Et pourtant, ces micro-frictions s’invitent dans le quotidien : interruptions, questions, vérifications, petites décisions à prendre « en plus ».

Mis bout à bout, ces détails finissent par prendre une place disproportionnée.
Non pas parce qu’ils sont graves, mais parce qu’ils reviennent souvent… et qu’ils tombent toujours au mauvais moment.

Pourquoi ce sentiment est normal chez les dirigeants

Ce n’est pas l’informatique le problème, c’est la charge mentale.

Ce qui fatigue le plus, ce n’est pas de ne pas comprendre un outil.
C’est de devoir y penser trop souvent.

Par exemple :

  • se demander si tout fonctionne correctement sans vraiment le savoir
  • hésiter à faire une mise à jour « maintenant ou plus tard »
  • se demander si un outil est vraiment adapté… ou simplement « le moins mauvais »
  • se demander si un problème vient du système ou de la manière dont il est utilisé

Aucune de ces questions n’est urgente.
Mais elles restent en arrière-plan, comme une vigilance permanente.

Et cette vigilance s’ajoute à toutes les autres responsabilités du dirigeant :
les clients, les équipes, la trésorerie, les décisions à prendre.

Dans ces conditions, se sentir agacé, fatigué ou dépassé n’a rien d’anormal.
C’est généralement le symptôme d’un système qui prend plus de place qu’il ne devrait dans le quotidien du dirigeant.

L’informatique devrait fonctionner comme un robinet

Dans l’idéal, l’informatique ne devrait pas être un sujet. Elle devrait simplement être là quand on en a besoin.

Un peu comme un robinet. On l’ouvre, l’eau coule. On ne se demande pas comment le réseau est organisé, ni d’où vient l’eau, ni qui en assure la distribution.

Le jour où l’on commence à se poser ces questions, ce n’est pas parce qu’on est devenu incompétent. C’est parce que le système ne joue plus son rôle.

Avec l’informatique, c’est souvent la même chose.
Quand elle fonctionne, on n’y pense pas. Quand elle dysfonctionne, ou quand elle est trop complexe, elle s’impose dans l’esprit.

Et ce n’est pas normal qu’un outil censé aider prenne autant de place dans la tête.

La bonne question n’est pas « comment faire mieux », mais « est-ce vraiment à moi de m’en occuper »

La question n’est pas toujours de savoir comment améliorer les choses. Pour beaucoup de dirigeants, la vraie interrogation est ailleurs.

Est-ce normal que ce sujet prenne autant de place dans mon quotidien ?
Est-ce vraiment à moi de devoir y penser aussi souvent ?
Est-ce que cela fait partie de mon rôle… ou est-ce simplement devenu une habitude ?

Se poser ces questions ne remet pas en cause la compétence du dirigeant. Cela permet simplement de repositionner l’outil à sa juste place.

Quand un sujet mobilise trop d’attention, ce n’est pas forcément parce qu’il est mal géré.
C’est souvent parce qu’il n’est pas au bon niveau de responsabilité.

Et vous ? avez-vous déjà pris quelques minutes pour identifier ce qui, dans votre quotidien numérique, mobilise encore trop votre attention… alors que ce n’est peut-être pas à vous de vous en occuper.

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